À ma gauche, Bibi, 23 ans, un mètre soixante-neuf, cinquante-neuf kilos (dont au moins quatorze de Coca-Cola©), étudiante en traduction. À ma droite, Simon Schama, 63 ans, taille inconnue. Poids : Christ's College, Cambridge, Wolfson History Prize, Harvard, NCR Book Award, Université de Columbia, BBC, National Book Critics Circle Award.
Vous l'aurez compris, Simon Schama et moi n'avons pas grand chose en commun. Pourtant, il y a un livre. Lui, il l'a écrit, moi, je le traduis. L'inverse n'était pas possible. Je vous brosse le tableau rapidement : dans le cadre des études de traduction, il y a un mémoire à rendre. Outre des choix incompréhensibles, il était possible que ce mémoire soit une traduction. J'ai donc choisi (inconsciente que je suis!) de traduire son bouquin "Power of Art". Mais pourquoi donc ? me direz-vous, et vous aurez bien raison.
Tout ça, c'est la faute de Gianlorenzo Bernini. Il faudra que je vous parle de lui, à l'occasion, un personnage fascinant. Bref, toute cette histoire a commencé il y a quelques années, je daterais ça à la troisième année de bachelier, voire un peu avant. J'étais fascinée par "L'extase de Sainte Thérèse" du dit Bernin, à savoir, ça :
Vous l'aurez compris, Simon Schama et moi n'avons pas grand chose en commun. Pourtant, il y a un livre. Lui, il l'a écrit, moi, je le traduis. L'inverse n'était pas possible. Je vous brosse le tableau rapidement : dans le cadre des études de traduction, il y a un mémoire à rendre. Outre des choix incompréhensibles, il était possible que ce mémoire soit une traduction. J'ai donc choisi (inconsciente que je suis!) de traduire son bouquin "Power of Art". Mais pourquoi donc ? me direz-vous, et vous aurez bien raison.
Tout ça, c'est la faute de Gianlorenzo Bernini. Il faudra que je vous parle de lui, à l'occasion, un personnage fascinant. Bref, toute cette histoire a commencé il y a quelques années, je daterais ça à la troisième année de bachelier, voire un peu avant. J'étais fascinée par "L'extase de Sainte Thérèse" du dit Bernin, à savoir, ça :

Et il faut quand même bien avouer, pour être claire, nette et concise, que c'est un chef-d'oeuvre qui tue sa race. Soit. J'étais donc légèrement obsédée par cette histoire quand j'ai lu le Da Vinci Code (ne faites pas "beurk" comme si c'était du mauvais goût, vous aussi vous l'avez adoré, ce thriller) dans lequel l'auteur faisait allusion à l'aspect sexuel de la sculpture, qui est franchement indéniable quand on y regarde de plus près. Comme cette année-là on devait rendre un essai de 3000 mots en anglais, mon sujet était tout trouvé, et c'est en me documentant que je suis tombée sur le fameux "Power of Art". Et j'ai été conquise par la plume de Schama. Or, les apprentis traducteurs qui me liront ne seront sans doute pas surpris par l'idée suivante : plus quelque chose est bien écrit, plus c'est la galère pour le traduire. Et moi, je dois dire que je m'en suis rendue compte un peu tard. Et mon directeur de mémoire de me dire, en guise de consolation "C'est vrai que votre texte source est bien plus difficile que la moyenne, mais il est d'une grande beauté". Ha ben merci, ça m'aide.
Me voilà donc empêtrée dans une énième correction de l'introduction, dont j'aimerais me débarrasser au plus tôt, pour enfin attaquer le vif du sujet, à savoir Caravaggio, et puis surtout, Bernini.
Ha! Tant que j'y pense! On me demande souvent sur quoi porte mon mémoire, et j'ai toujours du mal à formuler une réponse intelligible, parce que même pour moi ça reste un peu confus (oui, j'exagère), donc maintenant que j'y suis parvenue, jugez-vous même : il s'agit d'un livre reprennant les vies de huit artistes qui au terme d'une crise existentielle personnelle (meurtre, trahison, ce genre de joyeusetés) sont parvenus à créer une oeuvre majeure ayant abouti à une révolution de la conception de l'Art. Ha, ha! Et c'est là que d'un air compatissant, vous me dites "Courage Ju!", et je vous en remercie.

Me voilà donc empêtrée dans une énième correction de l'introduction, dont j'aimerais me débarrasser au plus tôt, pour enfin attaquer le vif du sujet, à savoir Caravaggio, et puis surtout, Bernini.
Ha! Tant que j'y pense! On me demande souvent sur quoi porte mon mémoire, et j'ai toujours du mal à formuler une réponse intelligible, parce que même pour moi ça reste un peu confus (oui, j'exagère), donc maintenant que j'y suis parvenue, jugez-vous même : il s'agit d'un livre reprennant les vies de huit artistes qui au terme d'une crise existentielle personnelle (meurtre, trahison, ce genre de joyeusetés) sont parvenus à créer une oeuvre majeure ayant abouti à une révolution de la conception de l'Art. Ha, ha! Et c'est là que d'un air compatissant, vous me dites "Courage Ju!", et je vous en remercie.


2 commentaires:
Courage, je suis sûr que tu vas rendre un travail superbe. Je suis le premier abonné à ton blog et j'espère pouvoir y retrouver ces magnifiques critiques, histoires ou même coups de cœur! Je ne manquerai jamais d'y faire un petit tour!
Bonne journée et courage!
bisous
LEIDER VERSTEHE ICH DEINE SPRACHE NICHT:
DOCH HOFFE ICH DAS DIR MEINE BILDER GEFAHLEN:
merzART
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