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vendredi 7 août 2009

Remote control II

"Forever is composed of nows"
[Emily Dickinson]


Vous savez à quel point j'aime les vieilles photos, donc quand samedi dernier mon cousin Michel a sorti deux caisses pleines de vieux clichés, j'étais aux anges. Avec ma tante Natha (si elle passe ici et qu'elle voit que je l'appelle "ma tante", elle va péter un câble) surtout, nous avons examiné toutes les photos une par une. Il y avait même photo mortuaire, c'était très troublant. Heureusement que ça ne se fait plus. Pour le coup, j'ai donc pu mettre un visage sur les noms des mes arrière-grands-parents. Et ça, c'est donc une photo de Marie-Thérèse, qui pour une raison qui m'échappe se faisait appeler Georgine. À sa place, j'aurais gardé Thérèse, comme sainte Thérèse d'Avila, mais à mon avis, elle n'avait jamais entendu parler des écrits de cette religieuse espagnole, et si elle les avait lus, elle en aurait rougit. J'ignore quel âge elle avait quand cette photo a été prise ; à vrai dire, je ne sais rien d'elle. Mais c'est sans doute pour ça que nous avons de l'imagination...

Il y a un calepin que j'emmène partout. Il fait à la fois office d'agenda et de bloc-note. Vous m'avez certainement déja vue le sortir. Dedans, on trouve de tout et surtout de n'importe quoi, comme la liste des muses et de leurs arts respectifs, un croquis de maison hantée, des dates sans rien qui leur corresponde, des adresses e-mail, un rappel sur "savoir gré" et non pas "être gré", des citations en vrac, mais aussi et surtout les bons mots des copains. C'est en tombant sur certains de ces bons mots que je me suis dit qu'il fallait absolument que je vous en fasse part :

- Le taboulé, c'est une bonne idée, comme ça on n'aura pas de problème si on manque de chaises." (Denis, 23/04/09)
(à Nacho) - Tu vois, l'article te montre qu'il y a des gens plus cons que toi." (Marta, 24/06/09)
- C'est con, un vélociraptor." (Nacho, 30/06/09)
- On dit un festidiego, parce qu'un festival c'est quand c'est Boule qui les fait." (Diego, 30/06/09 - Boule s'appelle en fait Valentin, pour ceux qui n'auraient pas suivi)
- Hé ben moi, une fois, j'ai cru qu'il y avait un homme qui pissait derrière un panneau, mais en fait, c'était un furet." (Denis, 30/06/09)

Il y en a bien d'autres, je les distillerai au fur et à mesure...

You know when you do things because you think they'll have no consequence... Well, think harder.


Alors, les gars, si je peux me permettre, s'il y en a parmi vous qui envisagent dans leur prochaine vie d'entreprendre des études de traduction, SURTOUT ne vous embarquez pas dans un mémoire trop compliqué. Choisissez le truc le plus con possible, quitte à passer pour un gland, plutôt qu'un livre que vous avez aimé mais qui sera littéralement intraduisible. Conseil d'amie : ça vous évitera d'envisager de vous injecter de la caféine directement dans les pupilles.

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Ha ! Pour le reste, j'ai décidé quà partir de tout de suite, chaque article serait accompagné d'un top 5. Donc :

Top 5 des chansons dont j'aimerais avoir écrit le texte :

1- Don't think it twice it's all right - Bob Dylan / "Still I wish there was somethin' you would do or say to try and make me change my mind and stay - We never did too much talkin' anyway, so don't think twice, it's all right"
2- A whiter shade of pale - Procol Harum (ici interprétée par Annie Lennox)/ "And would not let her be one of sixteen vestal virgins who were leaving for the coast - And although my eyes were open, they might just as well have been closed"
3- Wild Horses - The Rolling Stones / "I know I dreamed you a sin and a lie -I have my freedom but I dont have much time - Faith has been broken, tears must be cried - Lets do some living after we die"
4- Lilac Wine - Hope Foye / (ici par Jeff Buckley, faut pas déconner non plus) "I made wine from the lilac tree - Put my heart in its recipe -It makes me see what I want to see and be what I want to be"
5- L'Eccezione - Carmen Consoli /"Si dice che ad ogni rinuncia corrisponda una contropartita considerevole, ma l’eccezione alla regola insidia la norma"

lundi 6 juillet 2009

This is about me [selfish]

Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais les Beatles. Je chantais les refrains à tue-tête en sirotant du Coca-Cola à la paille. Je gribouillais des papillons sur les coins de mon cours de math. Je trouvais que les garçons, c'était bête.

L'enfance passe

Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais Joan Osborne. J'avais brodé des dessins sur un de mes jeans. Je voulais visiter l'Inde. J'étais végétarienne. J'avais quinze ans. J'étais amoureuse d'un guitariste qui avait une tête en moins que moi. J'avais les cheveux longs.



Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais Slipknot. J'avais un bracelet avec des piques et des t-shirts noirs. Je n'aimais plus que Londres et je me moquais de The Cure. Je traînais à la Route 66 où j'écoutais des groupes pourris en buvant une mauvaise bière. J'avais toujours un chagrin d'amour.

L'adolescence passe

Je me souviens d'une époque à laquelle je dansais sur du Fool's Garden dans une cave de cercle surpeuplée à Louvain. Mes baskets usées collaient au sol à cause d'une couche de crasse non-identifiée. De nouveau, je trouvais que les garçons, c'était bête.

Je me souviens d'une époque à laquelle je dansais sur du David Guetta en découvrant mes premières soirées Wauxhall. Je n'aimais pas cette musique, je me sentais trop grosse, trop empotée, trop à côté de la plaque. Je portais des ballerines. Je me disais que j'allais quitter l'EII parce que je ne survivrais pas.

Je me souviens d'une époque à laquelle je me trémoussais sur du Reggaeton à trois milles kilomètres d'ici. Je portais des robes bariolées et des tongs. Je marchais sur la sable et j'étais certaine de vivre les plus beaux moments de ma vie. Je tombais amoureuse tous les quarts d'heure.

Et même ça, ça passe





Et maintenant ? Là tout de suite, j'écoute Purple Rain, parce que c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes et que ça correspond bien à mon état d'esprit. Je pense toujours que les garçons sont bêtes, mais ils sont infiniment touchants. J'ai quitté Louvain, mais je n'ai pas quitté l'EII. J'ai réussi les examens, ce qui me fait penser que j'ai bien fait de m'accrocher. Il me reste à passer le mémoire et je serai diplômée. Le Reggaeton me fait encore danser, mais Bob Dylan me fait pleurer. Je n'aime plus les ballerines. Je dessine toujours sur les coins de mes cours. Je ne suis plus végétarienne. Je suis accro au Big Mac et au rôti de bœuf. J'ai les cheveux courts et les guitaristes m'ennuient. David Guetta et Slipknot m'exaspèrent. La Route 66 a fermé ses portes il y a quelques années. Je tombe amoureuse tous les quatre ans. Et puis, The Cure, c'est sympa. Et rien ne me fera changer d'avis sur les tongs.

Le temps passe.

vendredi 15 mai 2009

Remote control

Bon, pour commencer, tu arrêtes de t'agiter deux minutes, tu t'assois, tu te tais et tu écoutes ça :


C'est Rostropovich qui joue les sonates de Bach, et c'est fait pour faire du bien à la tête. On se sent tout de même mieux là, non ? Voilà, maintenant on peut discuter.

Tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories de personnes, celles qui savent où elles vont et celles qui s'en foutent. As far as I am concerned, I'm just going to sit here and vaguely watch the wall until I'm able to let the words out and tell him what I want, but that won't happen before a long, long time. Mardi soir, avec Laura, Romain, Diego et Farid, nous sommes allés nous raconter des blagues dans la salle de bain du haut, si, si. Je suis complètement accro à Dead Like Me, je n’ai toujours pas lu Ulysses, mais je suis en train de lire Neither Here Nor There, Children of Men, et je suis à la moitié de Cien años de Soledad, mais ce n’est pas si bon signe que ça. Et il pleut, encore et encore, et parfois j’ai l’impression que le ciel ne se déchirera jamais. Ça me rappelle mon rêve vraiment bizarre d’il y a trois nuits, ou trois histoires s’entrecroisaient. Je serai éternellement fascinée par la puissance du cerveau en ce qui concerne les rêves ; des histoires complexes se construisent en quelques instants furtifs qui semblent durer des heures. Et toutes avaient une explication rationnelle, après réflexion. J’ai envie de faire du shopping. J’ai envie de m’asseoir au soleil pour lire. J’ai envie de voir la mer. Ha ! Pour m’aider à réaliser le point 14 de ma Bucket List, Julia m’a offert un journal, c’était super touchant. Et je tiens bon. And I've just happened to discover that I never write about what matters most and it's easier this way because if no one knows, no one asks.

Mercredi, c’était le dernier cours d’espagnol de l’année, théoriquement le dernier de toute notre vie si tout se passe bien. On n’a bien entendu pas fait cours mais mangé de la tortilla et des papas arrugadas et bu de la sangria à la place. C’était bizarre. On passe cinq ans quelque part, et puis plus rien. Le prof est attachant, donc ça n’aide pas, et j’étais un peu triste. Et là, ça va encore, il y a encore tous les examens et le mémoire à passer, donc pas le temps d’être nostalgique, mais il arrivera bien un jour où ces études seront terminées, et ce jour-là, après avoir fêté l’évènement, il restera encore un goût amer en bouche. Je ne regrette pas que ce soit la fin, parce que j’en ai trop bavé pour tenir le coup un an de plus, mais en même temps, j’aurai passé dans cette fac presque autant de temps qu’en secondaires, et il m’y est arrivé cent fois plus de choses que n’importe où ailleurs. J’y ai rencontré mes meilleurs amis, vécu quelques histoires de cœur, eu des fous rires, pleuré comme une madeleine, été heureuse, souffert, bref, je suis passée par presque toute la palette des émotions (surtout l’angoisse, il faut bien l’avouer) sans jamais me rendre compte qu’à mesure que certains profs essayaient de m’apprendre des notions de traduction, j’y apprenais aussi, et sans doute à leur insu, un peu la vie.

D'ailleurs je file, je vais retrouver mes amis pour "fêter" la fin des cours ce soir. Parfois les fêtes qui marquent ce genre d'évènements ne sont rien d'autre que des rites de passage, comme si on avait conservé un instinct tribal pas si enfoui que ça...

Voilà, c'est terminé, tu peux aller écouter du Sean Paul.

jeudi 5 février 2009

Il me semblait bien...

...que j'oubliais quelque chose !

À force de lire l'actualité, on finit par tomber sur des trucs passionnants, ou à tous le moins bizarres. En tous cas, j'ai lu ces deux articles avec le plus grand intérêt, et j'espère qu'ils vous intéresseront aussi.

Premier article : RTBF Monde, site de la RTBF au 22 janvier 2009 - Selon un historien Argentin, le médecin nazi Joseph Mengele serait à l'origine d'une bizarrerie génétique au Brésil. Pour lire l'article : cliquez.

Second article : Telegraph Wildlife, site du Telegraph.co.uk au 30 janvier 2009 / ABC, site abc.es au 29 janvier 2009 - L'article n'étant paru qu'en anglais et en espagnol, je demande pardon par avance aux non-anglophiles/hispanophiles et leur résume la situation. Il s'avère qu'à travers le monde prolifère une race de méduses immortelles. En effet, ces bestioles de toute petite taille (Turritopsis Nutricula, pour le coup) sont capables de régresser au stade précédent de leur vie, et donc de passer de la maturité sexuelle à l'enfance. Ce serait tout si des chercheurs n'avaient pas trouvé que 100 % des spécimens étudiés avaient accompli ce cycle de régénération des centaines de fois. En fait, ces animaux ne sont pas programmés pour mourir. La vieillesse ne les concerne pas, et donc, sans intervention externe, elles sont immortelles. Allez, ne me dites pas que vous ne trouvez pas ça fascinant ! L'article en espagnol, et en anglais.

mardi 6 janvier 2009

L'hiver et moi



Chers amis, c'est en direct du Pôle Nord, équipée de mes chaussettes norvégiennes, que je vous envoie ces images, au péril de ma vie et surtout de mes doigts qui menacent de tomber.

Mon bordel et moi

On vit toujours dans un environnement qui nous ressemble un peu. Personnellement, je suis bordélique. Je répands mon bordel avec constance et sans faillir, j'ai élevé le désordre au rang d'art, j'ai fait de l'anarchie un dogme. Cependant, tout comme la société m'empêche de répandre à tout vent le bordel qui se trouve dans ma tête, je suis obligée de restreindre mes velléités de bouquins qui traînent et autres fringues empilées. Qu'importe ! Quand j'aurai mon "chez moi" à moi, on n'osera pas ouvrir les armoires de peur que tout tombe et je serai parfaitement heureuse comme ça. En toute logique donc, dans la vie comme dans ma chambre, si c'est bien rangé et propret en surface, c'est le bordel juste en dessous. Tout ça pour en venir au fait que ce blog risque bien de devenir une sorte de composite hétéroclite des divers objets qui traversent mon esprit foisonnant qu'il faut bien souvent débroussailler à coups de machette. Comme mon dressing, en quelque sorte.