vendredi 15 mai 2009

Remote control

Bon, pour commencer, tu arrêtes de t'agiter deux minutes, tu t'assois, tu te tais et tu écoutes ça :


C'est Rostropovich qui joue les sonates de Bach, et c'est fait pour faire du bien à la tête. On se sent tout de même mieux là, non ? Voilà, maintenant on peut discuter.

Tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories de personnes, celles qui savent où elles vont et celles qui s'en foutent. As far as I am concerned, I'm just going to sit here and vaguely watch the wall until I'm able to let the words out and tell him what I want, but that won't happen before a long, long time. Mardi soir, avec Laura, Romain, Diego et Farid, nous sommes allés nous raconter des blagues dans la salle de bain du haut, si, si. Je suis complètement accro à Dead Like Me, je n’ai toujours pas lu Ulysses, mais je suis en train de lire Neither Here Nor There, Children of Men, et je suis à la moitié de Cien años de Soledad, mais ce n’est pas si bon signe que ça. Et il pleut, encore et encore, et parfois j’ai l’impression que le ciel ne se déchirera jamais. Ça me rappelle mon rêve vraiment bizarre d’il y a trois nuits, ou trois histoires s’entrecroisaient. Je serai éternellement fascinée par la puissance du cerveau en ce qui concerne les rêves ; des histoires complexes se construisent en quelques instants furtifs qui semblent durer des heures. Et toutes avaient une explication rationnelle, après réflexion. J’ai envie de faire du shopping. J’ai envie de m’asseoir au soleil pour lire. J’ai envie de voir la mer. Ha ! Pour m’aider à réaliser le point 14 de ma Bucket List, Julia m’a offert un journal, c’était super touchant. Et je tiens bon. And I've just happened to discover that I never write about what matters most and it's easier this way because if no one knows, no one asks.

Mercredi, c’était le dernier cours d’espagnol de l’année, théoriquement le dernier de toute notre vie si tout se passe bien. On n’a bien entendu pas fait cours mais mangé de la tortilla et des papas arrugadas et bu de la sangria à la place. C’était bizarre. On passe cinq ans quelque part, et puis plus rien. Le prof est attachant, donc ça n’aide pas, et j’étais un peu triste. Et là, ça va encore, il y a encore tous les examens et le mémoire à passer, donc pas le temps d’être nostalgique, mais il arrivera bien un jour où ces études seront terminées, et ce jour-là, après avoir fêté l’évènement, il restera encore un goût amer en bouche. Je ne regrette pas que ce soit la fin, parce que j’en ai trop bavé pour tenir le coup un an de plus, mais en même temps, j’aurai passé dans cette fac presque autant de temps qu’en secondaires, et il m’y est arrivé cent fois plus de choses que n’importe où ailleurs. J’y ai rencontré mes meilleurs amis, vécu quelques histoires de cœur, eu des fous rires, pleuré comme une madeleine, été heureuse, souffert, bref, je suis passée par presque toute la palette des émotions (surtout l’angoisse, il faut bien l’avouer) sans jamais me rendre compte qu’à mesure que certains profs essayaient de m’apprendre des notions de traduction, j’y apprenais aussi, et sans doute à leur insu, un peu la vie.

D'ailleurs je file, je vais retrouver mes amis pour "fêter" la fin des cours ce soir. Parfois les fêtes qui marquent ce genre d'évènements ne sont rien d'autre que des rites de passage, comme si on avait conservé un instinct tribal pas si enfoui que ça...

Voilà, c'est terminé, tu peux aller écouter du Sean Paul.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

<3

Lau

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