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lundi 12 octobre 2009

Des nouvelles pas si nouvelles que ça

Halala... chers lecteurs, comme je vous ai délaissés, toute occupée que j'étais à vivre ma vie là-bas, dehors ! J'en suis navrée (mais pas tant que ça, la vraie vie, sans clavier, c'est pas mal non plus). Mais vous m'avez manqué. Je ne sais pas si je vous ai manqué aussi, mais j'ai cru apercevoir dans mes statistiques de visites que certains d'entre vous continuaient régulièrement à passer par ici et à relire les anciens articles.

Comme j'ai pris l'habitude de vous raconter les hauts et moyens faits de ma petite existence, une petite mise à jour s'impose ; elle permettra, en outre, de vous expliquer où j'étais pendant tout ce temps.

Tout d'abord, j'en ai fini avec l'EII. J'ai terminé mon mémoire en temps et en heure, grâce à la magie des nuits blanches, seule face à mon écran plasma, à justifier de l'usage du passé simple et autres turpitudes de la langue française. Je l'ai ensuite mollement défendu devant un jury pas vraiment agressif et plutôt bienveillant, et il m'a valu un quinze, aussi surprenant soit-il. Il traîne maintenant sur les obscurs rayonnages de la bibliothèque du Pentagone de l'UMONS (mon mémoire, pas le jury), où personne n'ira jamais le consulter, et c'est presque tant mieux. Il y a ensuite eu la fameuse proclamation, dont je n'ai malheureusement pas eu le loisir de profiter comme je l'aurais voulu, car elle a surtout fait office d'acte décimatoire, comme une pantomime de corrida dans laquelle les taureaux n'avaient aucune chance de survie face à une armée de féroces matadores aux banderilles tranchantes. Seuls rescapés, Nacho, Julia et moi. Le reste de la bande reste à l'EII. Beaucoup de colère et de tristesse pour eux, avec qui nous avons tout vécu, du meilleur au pire en passant par tout le reste. Vous vaincrez les gars, j'ai foi en vous !

Ce chapitre terminé, il me fallait me mettre en quête de mon but suivant. Peut-être était-ce une forme de pédanterie de ma part, mais je me voyais bien avec un diplôme de plus. La coopération au développement et les ONG en tous genres m'intéressaient, le choix s'est donc imposé de lui-même : ce serait un master en sciences politiques. Après de très brèves démarches administratives, je me suis donc retrouvée aux Fucam en sciences-po' (comme disent les bobos), option relations internationales. Inutile de vous dire que c'est surtout ce dernier aspect qui m'a séduite. Quoiqu'il en soit, s'il est encore un peu tôt pour vous faire part de mon avis sur la chose, je suis malgré tout d'ores et déjà parvenue à certaines conclusions :

  1. Les Fucam, c'est très différent de l'EII. Par exemple, les valves électroniques fonctionnent. On y trouve son horaire, les notes de certains cours, mais aussi des messages concernant l'absence du professeur du lendemain... ça fait toujours plaisir. Du coup, impossible d'arriver à 8h15 pour apprendre qu'on s'est levé pour rien.
  2. Là, il y a des baptisés. Oui, oui. Vous savez, ces guignols un peu crados avec un chapeau ridicule qui sentent la mauvaise bière à trois kilomètres, qui évacuent la frustration de la médiocrité de leur vie en humiliant les étudiants de première année et qui vous regardent de haut ? Hé bien c'est ça. Et il y en a plein. Mais dans l'ensemble, outre l'aspect ridicule, ils ne sont pas vraiment dérangeants.
  3. Je ne me souvenais pas à quel point c'était difficile de débarquer dans un groupe déjà formé. Ha oui ! Je ne vous ai pas tout expliqué. Grâce à Bologne ou à je-ne-sais quelle intervention divine, le master en traduction donne droit à un accès direct et inconditionnel au master en sciences politiques. Je me retrouve donc dans une classe qui a déjà passé trois ans ensemble et ne paraît pas particulièrement intéressée par le fait d'intégrer les pièces rapportées, à quelques exceptions près. Les autochtones, en somme, ne fraient pas avec les étrangers. Curieuse attitude pour des gens qui s'apprêtent à travailler dans la diplomatie.
    Imaginez donc le choc pour moi, au terme de cinq ans dans une faculté où je connaissais tout le monde, où rester seule plus de dix minutes relevait de la mauvaise volonté et où il y avait toujours bien un sourire à faire à quelqu'un ou un ragot à ramasser. Mais on s'y fera... Comme Loïc le disait au début de la première année : "je ne suis pas ici pour me faire des amis, des connaissances ce sera bien suffisant" (ou pas).
Voilà en ce qui concerne l'aspect académique de ces derniers mois.

Il y a autre chose de nouveau dans ma vie, et ce n'est pas des Spécial K (vous vous souvenez de la pub ?). Je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à critiquer les hommes sans m'en procurer un spécimen d'études à examiner de plus près. C'est donc dans une démarche toute journalistique que je me suis engagée dans une relation avec un Homo sapiens XY (la bonne excuse, vous y croyez tous, je suis sûre). Hé bien j'ai appris plein de trucs surprenants. Par exemple, certains d'entre eux n'aiment pas le foot. Si, si. Certains lisent (des LIVRES ! Pas des magazines !), ne se plaignent pas continuellement quand on les emmène dans les magasins, écoutent quand on leur parle et font attention aux détails (souvent même plus que moi, je dois commencer à faire gaffe au vernis à ongles que je porte, parce que LUI il le voit). Par contre, vérité universelle s'il en est, l'Homme a la flemme dans la cuisine et est persuadé qu'une mitraillette constitue effectivement un vrai repas. Je vous livrerai une étude plus approfondie plus tard (sauf si l'Homme tombe là-dessus et me menace de manger mon stock de chocolat à la figue en représailles).

Sinon, j'ai pensé à changer le titre de mon blog, me disant que "Lost in Traducción", c'était bien joli, mais que comme on m'avait filé mon diplôme, c'en était terminé. Et puis, si quelqu'un a jugé que je le méritais, c'était que je ne devais pas être si "Lost" que ça. Mais au final, comme je fais encore des traductions et que sur une échelle de définition de ma personne, "l'art" de la traduc' est tout de même en bonne place (échelle de définition de bibi : Être humain > Jeune > Femme > Européenne > Traductrice > Dilettante > Blonde > Étudiante), j'ai décidé de le garder.

Et vous les gens ? Comment va la vie ?

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Top 5 des trucs à manger un lendemain de veille quand on se lève à midi moins-le-quart :

  1. Un bon gros menu BigMac. Oui, je sais, soutenir une multinationale américaine en mangeant des OGM, c'est très mal. Oui, c'est cher pour ce que c'est. Oui, c'est que du gras et ça te tombe direct sur les hanches et tu vas souffrir toute ta vie pour perdre ces graisses-là. D'accord. Mais laisse-moi dire brol ! C'est bon et puis c'est tout (sans lien avec ma réflexion sur les hommes et les mitraillettes, ok ?).
  2. Un couscous. Parce qu'il n'y a pas d'heure ni de jour pour manger un couscous. C'est plein de légumes, en plus, et ça cale vachement bien. Après, une bonne sieste, et on est tout de suite plus en paix avec le monde. Si vous n'avez pas le temps de vous taper Charleroi pour aller manger l'excellent couscous du resto Le Maghreb, je vous recommande La Petite Couscoussière à Mons. L'équipe est sympa, et l'agneau à se damner.
  3. Un monstrueux sandwich au filet américain. Avec des petits oignons et de la mayo. Laura est capable, en temps normal, d'avaler une baguette entière avec une barquette de filet américain, et pourtant, c'est pas qu'elle ait faim. Donc, ma conclusion est : ça se mange sans faim. Na.
  4. Une pizza. Quatre saisons de préférence. Avec de l'huile piquante c'est mieux. Chez Pizarella, pas chez Domino's. Une pizza, j'ai dit.
  5. Un camembert au four. Bon, forcément, il faut aimer le camembert. Et avoir un four. Une fois ces deux étapes passées, on ouvre la boîte de camembert (en bois, pas en carton hein!), on incise le fromage avec un couteau, on poivre, on verse une petite lampée du vin blanc qui traîne au frigo et on laisse cuire jusqu'à ce que l'intérieur soit bien liquide. Puis on ouvre les fenêtres quand on a fini de manger, et on se lave les cheveux.

lundi 13 juillet 2009

Cinq ans



Cinq ans ont passé.

Nous étions jeunes, nous étions beaux de cette naïveté qui nous caractérisait. Nous ne savions pas alors ce qui nous attendait, nous n'avions peur de rien. Je ne sais pas comment tout a commencé. Je ne me souviens pas, parce que c'est comme s'ils avaient toujours été là.

Il m'arrive encore parfois, la nuit, quand nous sommes tous ensemble, de me reculer un peu et de les regarder. Ils scintillent. Vous ne me croyez pas, mais il scintillent. Ils sont de ces gens qui mettent de la lumière dans votre vie.

Nous avons vidé bien des bouteilles et rempli des boîtes de souvenirs. Nous nous sommes prêté une oreille, parfois une épaule quand on en avait besoin. Personne n'a jamais crié. Les drames, ce n'est pas notre genre, et ça n'a jamais été nécessaire.

Nous avons pris des avions et des trains, qui parfois nous emmenaient ensemble, parfois nous séparaient. Nous nous sommes dispersés aux quatre coins de l'Europe. Pas longtemps, non. Puis nous nous sommes retrouvés. Il y aura d'autres avions, d'autres trains. Certains partiront plus loin, d'autres resteront là. Mais peut-être que nous ne laisserons pas la géographie anéantir ce que nous avons tissé, année après année. Et s'il fallait en arriver là, il me restera toujours en mémoire leur visage, leur voix, et je l'espère, un peu de leur âme qu'ils m'ont confiée à travers leurs mots.

Bien sûr, il y en a eu d'autres, qui sont venus changer la donne. J'ai cherché ma place dans les bras de ces hommes qui ne sont pas restés. J'ai échangé des baisers contre des promesses, des départs contre des mensonges, un peu d'amour contre un peu d'amour, parfois. Mais c'était sans me rendre compte qu'au fond, pendant ces années, mon grand amour, c'était eux.


mardi 16 juin 2009

La jupe

[I painted this]

J'avais l'habitude de porter cette jupe. Je la mettais tout le temps. Voilà deux ans déjà. Le dernier soir, sur la plage, elle s'est déchirée parce qu'elle était très longue et que j'ai marché dessus en poursuivant Julia. Quand je suis rentrée, on l'a recousue, et pourtant, je ne l'ai plus portée parce que je l'associais à des souvenirs que je ne voulais pas affronter. Maintenant, ça n'a plus aucune importance. Je suis libre de tout ça, et surtout de lui.

Je me souviens que je marchais toujours à pieds nus sur le sol de son appartement, ce genre de choses. Le café au lit, les balades dans le vieux quartier. De jolis souvenirs, au fond, que je peux à présent entrevoir sans amertume. Un peu de nostalgie, bien sûr, mais une jolie histoire que je range dans un tiroir. Et surtout, je me sens plus légère. Tellement légère, en fait, que je suis d'humeur à porter une jupe multicolore...



samedi 13 juin 2009

Christian le lion

samedi 23 mai 2009

La bête

Quand j'étais petite, Andrée, une cousine de mon papa, me disait toujours à propos de sa tortue terrestre : "S'il m'arrive quelque chose, elle sera pour toi". À l'époque, je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire par "S'il m'arrive quelque chose". Elle avait toujours été malade, une maladie du sang. Alors quand on dit ça, on veut dire "quand je mourrai", mais ça, je ne l'ai compris que bien des années plus tard.

L'année dernière, lassée de souffrir, de se battre, et peut-être du reste aussi, elle a renoncé. Le temps s'est remis à passer, et j'avais complètement oublié cette histoire de tortue, quand un courrier est arrivé. Il avait été envoyé par le mari d'Andrée, Louis, et m'annonçait que la tortue était sortie de son hibernation et que je pouvais donc aller la chercher. Je ne peux pas vous raconter ce que ça m'a fait, parce que parfois l'ironie des choses de la vie dépasse les mots, mais vous pouvez très bien l'imaginer.

C'est comme ça que j'ai hérité d'une tortue. Et Caroline (oui, parce que toutes les tortues s'appellent Caroline, mâles ou femelles, c'est comme ça) est arrivée chez nous. C'est une drôle de bête. Selon les sites spécialisés, pour la manipuler il faut la prendre je cite : "comme un sandwich". Elle aime les pissenlits et les boutons d'or, essayer d'escalader son enclos et de manger les doigts. Quand on la laisse en liberté dans le jardin elle marche sans jamais se fatiguer. Et vous savez quoi ? une tortue, c'est pas si lent que ça, il faut toujours la garder à l'oeil et en plus elle fait des feintes, genre partir dans une direction puis virer de cap tout à coup. Et puis elle fait la gueule quand on la remet dans son enclos. Drôle de bête...

'raté une vocation de photographe animalier, moi...

lundi 18 mai 2009

Je t'attends

"Tous ces gens qui passent autour de moi
Dans la ville,
Ces gens qui courent et qui marchent au pas
Où vont-ils ?
Est-ce le vent qui les pousse
Vers d'invisibles rêves ?
Que voient-ils au bout de leur course
Quand le brouillard se lève ?"





C'est marrant. Je n'ai jamais aimé Axelle Red. Mais du tout. Je n'aime ni sa voix, ni ses textes, ni ses mélodies. Donc rien. D'ailleurs quand ses chansons passent à la radio, ça a tendance à m'énerver. C'est pas sympa pour elle (parce que c'est vrai, elle a l'air gentille cette fille), mais bon, on n'est pas obligé de tout aimer non plus. Et puis je suis retombée sur cette chanson que je n'avais pas entendue depuis très longtemps, et je l'aime bien. Le morceau de guitare est agréable à écouter, les paroles sont jolies, et pour le coup j'apprécie même la voix. Donc, ça fait plaisir.

Merci Cint sur le coup du centrage, t'es une bête :-)

mercredi 6 mai 2009

Parce que les journées anodines...

...sont parfois de belles journées, il faut bien le signaler.

La citation du jour : "I also don't have a lot of interest in being a good person or a bad person. From what I can tell, either way, you're screwed. Bad people are punished by society's laws, and good people are punished by Murphy's Law. So you see my dilemma." de Dead Like Me, premier épisode. J'adore.

Un image du générique, le ton est donné

La découverte du jour : Le mate. C'est une boisson originaire d'Amérique Latine, manifestement d'Uruguay et d'Argentine, qui ressemble de loin à du thé et dont la dégustation nécessite tout un rituel. C'est particulier. Le prof (j'hésite à écrire son prénom pour le désigner, parce que c'est vrai que sorti de son contexte ça fait pédant d'appeler un prof par son prénom, mais tradition espagnole oblige) a parfaitement synthétisé le goût de la chose par "café y tabaco". Donc forcément, si on aime le café et qu'on fume, ce n'est pas vraiment gênant.

La classe d'espagnol

L'obsession de la semaine : L'apoptose. J'avais lu un article là-dessus il y a quelques jours et on nous a ressorti le sujet en TAV scientifique aujourd'hui. Ce terme barbare désigne en fait un procédé de mort programmée des cellules qui permet, notamment, d'avoir cinq doigts et pas des mains palmées. Si vous avez bien tout suivi, vous arrivez maintenant à la conclusion qu'elle se produit chez l'être humain mais pas dans les pattes de canards, par exemple. J'adore l'idée, parce qu'elle ouvre une quantité infinie de possibilités pour l'avenir.

Le "Mais moi je t'emmerde" du jour : à une personne sans doute trop bête pour se reconnaître mais qui ferait bien de lâcher du lest avant que je ne devienne désagréable.

Le fou-rire du jour : Avec Laura et Julia, cet après-midi, à cause d'une envie subite de faire une pyramide humaine. Impossible.

La chanson qui me fait encore pleurer après tout ce temps : I gotta find peace of mind de Lauryn Hill, sur l'Unplugged. Je l'avais oubliée, je viens de remettre la main dessus. Cette femme est terrible. Et évidemment, le fait qu'elle craque n'arrange rien, comme vous vous en doutez. Et si vous pouvez écouter ça sans avoir ne fût-ce qu'un petit frisson, faites-vous examiner par un cardiologue, histoire qu'il vérifie que vous avez effectivement un coeur, dans le doute.

Le livre qui me fait tellement rire que je serai en retard dans mes lectures académiques : Neither Here nor There, de Bill Bryson, où il raconte son tour de l'Europe. C'est vraiment drôle, je vous le recommande vivement. C'est léger, ça fait voyager, et on se reconnaît dans sa critique un peu virulante, mais toujours bienveillante, des européens. Un petit extrait (pour donner le ton) :

À propos de la France -
"You would go to a bakery and be greeted by some vast slug-like creature with a look that told you you would never be friends. In halting French you would ask for a small loaf of bread. The woman would give you a long, cold stare and then put a dead beaver on the counter.
'No, no,' you would say, hands aflutter, 'not a dead beaver. A loaf of bread.'
The slug-like creature would stare at you in patent disbelief, then turn to the other customers and address them in French at much too high a speed for you to follow, but the drift of which clearly was that this person here, this American tourist, had come in and asked for a dead beaver and she had given him a dead beaver and now he was saying that he didn't want a dead beaver at all, he wanted a loaf of bread. The other customers would look at you as if you had just tried to fart in their handbags, and you would have no choice but to slink away and console yourself with the thought that in another four days you would be in Brussels and propably able to eat again."

jeudi 12 mars 2009

Les a priori et moi

Je sais, je sais, j'écris un peu trop sur la musique ces temps-ci sur mon blog, mais en même temps, étant coincée ici pour cause de mémoire, mes contacts avec le monde extérieur sont plutôt limités.

Bref. Hier je regardais le Grand Journal sur Canal+, surtout parce que j'adore le petit journal de Yann Barthès, et il s'avère que l'invité était Pete Doherty. Je râlais déjà, parce que pour être parfaitement honnête, je ne connaissais le bonhomme que via la presse people, et ça n'avait pas l'air très reluisant. Puis bon, se taper Kate Moss, se faire arrêter sans cesse, venir défoncé sur les plateaux, c'est peut-être ultra trash-glam post-post-post moderne, mais au risque de passer pour une vieille rabat-joie, c'est pas franchement le genre de trucs qui me font marrer.

Grande surprise donc en découvrant que malgré les grosses lacunes de l'interprète qui couvre sa voix et rate toutes ses blagues, le mec est plutôt marrant. Autre grande surprise au moment où il part sur scène pour chanter sa nouvelle chanson. J'ai aimé.

Évidemment, mon a priori peut être pardonné, puisque tout ce que je savais de Pete Doherty, c'était les reportages sur ses fans, des ados boutonneux manifestement en pleine rébellion, portant tous le chapeau comme il se doit. Je m'attendais donc à du punk pourri et pas très inventif, pas au fils spirituel de Bob Dylan et d'Allen Ginsberg.



En ce qui me concerne, j'aime surtout les chansons qui créent une ambiance, qui comportent tout un monde, sans réellement distinguer les genres. La preuve, j'aime ça, ça, ça* et ça. Hé bien maintenant, il y aura aussi un peu de ça et de ça aussi, parce qu'ils ne sont pas cent à me foutre la chair de poule, ces derniers temps.


Bien sûr, ça fait un peu midinette de parler de Pete Doherty, je passerai peut-être pour une petite post-ado attardée, mais je n'en ai positivement rien à foutre, c'est pas tous les jours qu'on met la main sur quelqu'un qui a une écriture intelligente. Et je vois venir d'ici ceux qui détestent la Brit Pop (et qui se reconnaîtront)... ben pour le coup je n'ai pas grand chose à leur répondre, si ce n'est de l'écouter un peu, ce type. Détail rédhibitoire quand même, je ne me ferai jamais à sa tête, ça, c'est sûr, mais bon, allez, un peu de talent permet de se faire pardonner bien des choses, même un air de sale gamin.

* Oui, il y a encore Claire Diterzi, ça tourne à l'obsession, je vous dis.