Quand j'étais petite, Andrée, une cousine de mon papa, me disait toujours à propos de sa tortue terrestre : "S'il m'arrive quelque chose, elle sera pour toi". À l'époque, je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire par "S'il m'arrive quelque chose". Elle avait toujours été malade, une maladie du sang. Alors quand on dit ça, on veut dire "quand je mourrai", mais ça, je ne l'ai compris que bien des années plus tard.
L'année dernière, lassée de souffrir, de se battre, et peut-être du reste aussi, elle a renoncé. Le temps s'est remis à passer, et j'avais complètement oublié cette histoire de tortue, quand un courrier est arrivé. Il avait été envoyé par le mari d'Andrée, Louis, et m'annonçait que la tortue était sortie de son hibernation et que je pouvais donc aller la chercher. Je ne peux pas vous raconter ce que ça m'a fait, parce que parfois l'ironie des choses de la vie dépasse les mots, mais vous pouvez très bien l'imaginer.
C'est comme ça que j'ai hérité d'une tortue. Et Caroline (oui, parce que toutes les tortues s'appellent Caroline, mâles ou femelles, c'est comme ça) est arrivée chez nous. C'est une drôle de bête. Selon les sites spécialisés, pour la manipuler il faut la prendre je cite : "comme un sandwich". Elle aime les pissenlits et les boutons d'or, essayer d'escalader son enclos et de manger les doigts. Quand on la laisse en liberté dans le jardin elle marche sans jamais se fatiguer. Et vous savez quoi ? une tortue, c'est pas si lent que ça, il faut toujours la garder à l'oeil et en plus elle fait des feintes, genre partir dans une direction puis virer de cap tout à coup. Et puis elle fait la gueule quand on la remet dans son enclos. Drôle de bête...
L'année dernière, lassée de souffrir, de se battre, et peut-être du reste aussi, elle a renoncé. Le temps s'est remis à passer, et j'avais complètement oublié cette histoire de tortue, quand un courrier est arrivé. Il avait été envoyé par le mari d'Andrée, Louis, et m'annonçait que la tortue était sortie de son hibernation et que je pouvais donc aller la chercher. Je ne peux pas vous raconter ce que ça m'a fait, parce que parfois l'ironie des choses de la vie dépasse les mots, mais vous pouvez très bien l'imaginer.
C'est comme ça que j'ai hérité d'une tortue. Et Caroline (oui, parce que toutes les tortues s'appellent Caroline, mâles ou femelles, c'est comme ça) est arrivée chez nous. C'est une drôle de bête. Selon les sites spécialisés, pour la manipuler il faut la prendre je cite : "comme un sandwich". Elle aime les pissenlits et les boutons d'or, essayer d'escalader son enclos et de manger les doigts. Quand on la laisse en liberté dans le jardin elle marche sans jamais se fatiguer. Et vous savez quoi ? une tortue, c'est pas si lent que ça, il faut toujours la garder à l'oeil et en plus elle fait des feintes, genre partir dans une direction puis virer de cap tout à coup. Et puis elle fait la gueule quand on la remet dans son enclos. Drôle de bête...


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