samedi 23 mai 2009

Blocus

Tu t'es déjà interrogé sur la raison pour laquelle la période d'étude avant les examens et le siège d'une ville en temps de guerre portent le même nom ? Moi, je trouve que ce genre de similitudes n'annoncent rien de bon. Tu apprendras au passage que selon Wikipedia (donc l'information vaut ce qu'elle vaut), le mot "blocus" viendrait de l'ancien wallon "blokehus". So much, so good pour la contribution du wallon à la langue française.

Là, c'est la fin du blocus : premier examen ce mardi. Comme la vie est vraiment bien faite et que le monde est vraiment un endroit équitable, nous avons donc la chance, le bonheur et le privilège de démarrer cette session par un test de lecture sur le -Ô combien merveilleux- livre "Comprendre l'économie" par Maystadt, je t'en ai déjà parlé. Principe de la chose : tu te farcis un bouquin de 254 pages expliquant de façon plus ou moins claire divers principes économiques, dont certains sont vraiment hardcores à piger, et puis te tapes un test avec des questions ultra précises qui, si tu réponds bien à tout (mais l'expérience nous a montré que c'était impossible) te rapportera au maximum deux points. DEUX. Cherchez l'erreur. J'adore, évidemment, perdre des heures et des heures à cerner des concepts que j'aurai oubliés dans une semaine alors que je pourrais très bien bosser sur les autres cours, mais c'est là que toute la subtilité de la torture mentale mise en place à l'EII prend tout son sens. En effet, le demi point que tu pourrais gagner lors de ce test pourrait très bien te sauver la peau au cours de l'examen final avec lequel il est couplé, puisqu'il n'est pas rare de se retrouver avec un neuf et demi sur vingt à ce cours. Génial, hein ? Que d'espoir, que de joie.

Bon, je râle, je râle, mais au fond, j'aime bien. Pas l'économie, évidemment. Mais les études, même si à force de les prendre au sérieux on finit par se retrouver, le cas échéant, avec des crises de spasmophilie et une migraine quasi-permanente, ce qui est toujours sympa. Mais messieurs Promagnor et Steovit veillent au grain.

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