jeudi 12 mars 2009

Les a priori et moi

Je sais, je sais, j'écris un peu trop sur la musique ces temps-ci sur mon blog, mais en même temps, étant coincée ici pour cause de mémoire, mes contacts avec le monde extérieur sont plutôt limités.

Bref. Hier je regardais le Grand Journal sur Canal+, surtout parce que j'adore le petit journal de Yann Barthès, et il s'avère que l'invité était Pete Doherty. Je râlais déjà, parce que pour être parfaitement honnête, je ne connaissais le bonhomme que via la presse people, et ça n'avait pas l'air très reluisant. Puis bon, se taper Kate Moss, se faire arrêter sans cesse, venir défoncé sur les plateaux, c'est peut-être ultra trash-glam post-post-post moderne, mais au risque de passer pour une vieille rabat-joie, c'est pas franchement le genre de trucs qui me font marrer.

Grande surprise donc en découvrant que malgré les grosses lacunes de l'interprète qui couvre sa voix et rate toutes ses blagues, le mec est plutôt marrant. Autre grande surprise au moment où il part sur scène pour chanter sa nouvelle chanson. J'ai aimé.

Évidemment, mon a priori peut être pardonné, puisque tout ce que je savais de Pete Doherty, c'était les reportages sur ses fans, des ados boutonneux manifestement en pleine rébellion, portant tous le chapeau comme il se doit. Je m'attendais donc à du punk pourri et pas très inventif, pas au fils spirituel de Bob Dylan et d'Allen Ginsberg.



En ce qui me concerne, j'aime surtout les chansons qui créent une ambiance, qui comportent tout un monde, sans réellement distinguer les genres. La preuve, j'aime ça, ça, ça* et ça. Hé bien maintenant, il y aura aussi un peu de ça et de ça aussi, parce qu'ils ne sont pas cent à me foutre la chair de poule, ces derniers temps.


Bien sûr, ça fait un peu midinette de parler de Pete Doherty, je passerai peut-être pour une petite post-ado attardée, mais je n'en ai positivement rien à foutre, c'est pas tous les jours qu'on met la main sur quelqu'un qui a une écriture intelligente. Et je vois venir d'ici ceux qui détestent la Brit Pop (et qui se reconnaîtront)... ben pour le coup je n'ai pas grand chose à leur répondre, si ce n'est de l'écouter un peu, ce type. Détail rédhibitoire quand même, je ne me ferai jamais à sa tête, ça, c'est sûr, mais bon, allez, un peu de talent permet de se faire pardonner bien des choses, même un air de sale gamin.

* Oui, il y a encore Claire Diterzi, ça tourne à l'obsession, je vous dis.

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