Situation :
[Vendredi soir. Laura et moi assises sur un appui de fenêtre devant l'église sainte-Elizabeth, rue de Nimy, discutons. Trois mecs dans une Peugeot 206 ralentissent à notre hauteur puis freinent.]
Le conducteur : Hé
Le passager : Hé "mamoiselles"...Hé !
[Comme nous ne répondons pas :]
Le conducteur : Pétasses !
[La voiture démarre en trombe]
Et ça, ça a dû m'arriver deux-cents fois dans ma vie, et aux autres nanas aussi.
Analyse :
Les mecs sont des porcs. Pas tous bien sûr, mais certains. Et je ne veux pas dire qu'ils se comportent comme des porcs, non. Ils sont littéralement des porcs, avec l'intellect et la distinction d'animaux de soue. Ni plus, ni moins. D'ailleurs, accordons un peu plus d'attention à la démarche, à la réflexion qui a pu les conduire à un tel comportement. Comment un être humain, même avec un QI de 40 (qui équivaut tout de même, selon l'échelle de Wechsler, à la débilité) peut-il imaginer ne fût-ce qu'une seconde attirer une femme en présentant un dispositif de prédation aussi grossier et effrayant ?
Parce que, cher lecteur, si tu fais partie des abrutis complets qui occasionnellement embarquent leurs copains en bagnole pour interpeller les jeunes filles en ville, il est grand temps que je te fasse une révélation qui va sans doute bouleverser le cours de ton existence toute entière : t'es un connard. Un pur, un vrai, le genre à qui sa mère aurait dû filer des claques ou dont le père aurait dû porter une capote. Une raclure, un sous-produit d'humanité tout juste bon à grossir les files au supermarché. Une merde putride, la honte de ses congénères, quelqu'un dont on ne voudrait même pas pour ramasser ses poubelles: t'as du fond de veau entre les oreilles. Ai-je été claire ?
Soyons sérieux deux secondes : toutes les filles que je connais - et je dis bien TOUTES - préféreraient de loin se faire enlever un rein sans anesthésie plutôt que de monter en voiture avec ce genre de gars. Et je suis prête à parier que plus de cinquante pourcent d'entre elles préféreraient aussi subir une opération douloureuse plutôt que de simplement leur adresser la parole. Que ce soit bien clair, une fois pour toutes, cette technique n'a absolument AUCUNE chance de fonctionner. Je sais, je me répète, mais pour rappel, je m'adresse à un débile, selon Wechsler.
Alors, me direz-vous, peut-être y'a-t'il une explication rationnelle à tout cela. Oui, je présume en effet qu'il y en a une. Et comme je suis quelqu'un qui aime comprendre, j'ai essayé de la trouver.
Hypothèse n°1 : Tentative aléatoire de satisfaction d'un désir sexuel frustré. Ne tenait pas la route, même un abruti se rendrait compte que c'est plus efficace d'être gentil et poli pour attirer quelqu'un dans son lit.
Hypothèse n°2 : Désir simple de faire chier le monde, voire de faire peur. Parce que, bon, trois mecs dans une bagnole avec des sales gueules, la nuit, ça fait peur au pire, ça donne lieu à des images mentales dans lesquelles on leur met une balle de gros calibre dans la tête, au mieux. Hypothèse sans contre-argumentation évidente, mais qui ne me satisfaisait pas pleinement.
Hypothèse n°3 : En réfléchissant, je suis retombée sur les théories freudiennes qui étaient stockées dans un coin de mon cerveau, et je dois dire que cette hypothèse est ma préférée. Ces mecs n'obéiraient en fait qu'au principe de plaisir, incapables qu'ils sont de se confronter au principe de réalité. Cette confrontation au monde réel, où l'on se rend compte que le monde n'obéit pas à notre volonté et que tout désir ne peut pas être satisfait se passe normalement au cours de la toute petite enfance. J'imagine donc que ces types sont coincés dans un cercle vicieux pulsion-frustration sans jamais assimiler que le monde n'est pas là pour les satisfaire. La frustration engendrant la colère, les pulsions n'en sont que décuplées. L'issue idéale serait que la frustration en arrivant à son comble, ils décident spontanément d'aller jouer à colin-maillard sur l'autoroute, mais comme je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises, nous ne vivons pas dans un monde parfait.
Ceci établi, je devrais faire preuve de compassion à l'égard de ces misérables dont la seule compétence intellectuelle consiste à passer les vitesses sans débrayer, mais même moi je ne suis pas capable de tant de miséricorde.
Et vous savez pourquoi ? Parce qu'en face, il y a d'autres hommes, des mecs biens, qui sont la preuve qu'on peut être un homme sans être un gros enfoiré. Des gars respectueux, gentils, qui ne nous traitent pas de pouffiasses quand on les confronte au principe de réalité, des mecs qui te regardent dans les yeux quand ils te parlent et ne se pochtronnent pas la gueule pour avoir le courage de t'aborder. Des mecs qui ne se grattent pas les couilles en public. Des hommes sur qui on peut compter, qu'on trouve beaux même quand ils ne le sont pas, parce qu'ils ont en eux suffisamment de sérénité, de sagesse, pour réajuster nos standards. Ceux qui nous font rire, ceux qu'on a envie d'écouter quand ils parlent, ceux qui nous manquent quand ils ne sont pas là, les amis, les pères, les frères, les amants qu'on a choisi pour ce genre de raisons, les amours qu'on n'oubliera pas, les inconnus dans la rue qui nous sourient, ou juste qui ont la décence de ne pas nous insulter sans raison... Ha, Hommes, je vous aime. Houlà, je m'emporte. Hommes, je vous aime, soit, mais ceci ne s'applique pas aux porcs, évidemment.
[Vendredi soir. Laura et moi assises sur un appui de fenêtre devant l'église sainte-Elizabeth, rue de Nimy, discutons. Trois mecs dans une Peugeot 206 ralentissent à notre hauteur puis freinent.]
Le conducteur : Hé
Le passager : Hé "mamoiselles"...Hé !
[Comme nous ne répondons pas :]
Le conducteur : Pétasses !
[La voiture démarre en trombe]
Et ça, ça a dû m'arriver deux-cents fois dans ma vie, et aux autres nanas aussi.
Analyse :
Les mecs sont des porcs. Pas tous bien sûr, mais certains. Et je ne veux pas dire qu'ils se comportent comme des porcs, non. Ils sont littéralement des porcs, avec l'intellect et la distinction d'animaux de soue. Ni plus, ni moins. D'ailleurs, accordons un peu plus d'attention à la démarche, à la réflexion qui a pu les conduire à un tel comportement. Comment un être humain, même avec un QI de 40 (qui équivaut tout de même, selon l'échelle de Wechsler, à la débilité) peut-il imaginer ne fût-ce qu'une seconde attirer une femme en présentant un dispositif de prédation aussi grossier et effrayant ?
Parce que, cher lecteur, si tu fais partie des abrutis complets qui occasionnellement embarquent leurs copains en bagnole pour interpeller les jeunes filles en ville, il est grand temps que je te fasse une révélation qui va sans doute bouleverser le cours de ton existence toute entière : t'es un connard. Un pur, un vrai, le genre à qui sa mère aurait dû filer des claques ou dont le père aurait dû porter une capote. Une raclure, un sous-produit d'humanité tout juste bon à grossir les files au supermarché. Une merde putride, la honte de ses congénères, quelqu'un dont on ne voudrait même pas pour ramasser ses poubelles: t'as du fond de veau entre les oreilles. Ai-je été claire ?
Soyons sérieux deux secondes : toutes les filles que je connais - et je dis bien TOUTES - préféreraient de loin se faire enlever un rein sans anesthésie plutôt que de monter en voiture avec ce genre de gars. Et je suis prête à parier que plus de cinquante pourcent d'entre elles préféreraient aussi subir une opération douloureuse plutôt que de simplement leur adresser la parole. Que ce soit bien clair, une fois pour toutes, cette technique n'a absolument AUCUNE chance de fonctionner. Je sais, je me répète, mais pour rappel, je m'adresse à un débile, selon Wechsler.
Alors, me direz-vous, peut-être y'a-t'il une explication rationnelle à tout cela. Oui, je présume en effet qu'il y en a une. Et comme je suis quelqu'un qui aime comprendre, j'ai essayé de la trouver.
Hypothèse n°1 : Tentative aléatoire de satisfaction d'un désir sexuel frustré. Ne tenait pas la route, même un abruti se rendrait compte que c'est plus efficace d'être gentil et poli pour attirer quelqu'un dans son lit.
Hypothèse n°2 : Désir simple de faire chier le monde, voire de faire peur. Parce que, bon, trois mecs dans une bagnole avec des sales gueules, la nuit, ça fait peur au pire, ça donne lieu à des images mentales dans lesquelles on leur met une balle de gros calibre dans la tête, au mieux. Hypothèse sans contre-argumentation évidente, mais qui ne me satisfaisait pas pleinement.
Hypothèse n°3 : En réfléchissant, je suis retombée sur les théories freudiennes qui étaient stockées dans un coin de mon cerveau, et je dois dire que cette hypothèse est ma préférée. Ces mecs n'obéiraient en fait qu'au principe de plaisir, incapables qu'ils sont de se confronter au principe de réalité. Cette confrontation au monde réel, où l'on se rend compte que le monde n'obéit pas à notre volonté et que tout désir ne peut pas être satisfait se passe normalement au cours de la toute petite enfance. J'imagine donc que ces types sont coincés dans un cercle vicieux pulsion-frustration sans jamais assimiler que le monde n'est pas là pour les satisfaire. La frustration engendrant la colère, les pulsions n'en sont que décuplées. L'issue idéale serait que la frustration en arrivant à son comble, ils décident spontanément d'aller jouer à colin-maillard sur l'autoroute, mais comme je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises, nous ne vivons pas dans un monde parfait.
Ceci établi, je devrais faire preuve de compassion à l'égard de ces misérables dont la seule compétence intellectuelle consiste à passer les vitesses sans débrayer, mais même moi je ne suis pas capable de tant de miséricorde.
Et vous savez pourquoi ? Parce qu'en face, il y a d'autres hommes, des mecs biens, qui sont la preuve qu'on peut être un homme sans être un gros enfoiré. Des gars respectueux, gentils, qui ne nous traitent pas de pouffiasses quand on les confronte au principe de réalité, des mecs qui te regardent dans les yeux quand ils te parlent et ne se pochtronnent pas la gueule pour avoir le courage de t'aborder. Des mecs qui ne se grattent pas les couilles en public. Des hommes sur qui on peut compter, qu'on trouve beaux même quand ils ne le sont pas, parce qu'ils ont en eux suffisamment de sérénité, de sagesse, pour réajuster nos standards. Ceux qui nous font rire, ceux qu'on a envie d'écouter quand ils parlent, ceux qui nous manquent quand ils ne sont pas là, les amis, les pères, les frères, les amants qu'on a choisi pour ce genre de raisons, les amours qu'on n'oubliera pas, les inconnus dans la rue qui nous sourient, ou juste qui ont la décence de ne pas nous insulter sans raison... Ha, Hommes, je vous aime. Houlà, je m'emporte. Hommes, je vous aime, soit, mais ceci ne s'applique pas aux porcs, évidemment.


10 commentaires:
Quelle belle prose et quelle belle illusion de penser que ces mecs-là changeront un jour...and pigs may fly ! (if only they would not land)
NachO'Malleys (j'ai soif)
Ha non, je ne crois pas qu'ils changeront un jour, je ne me fais aucune illusion à ce sujet. Mais je maintiens ce que j'ai dit à propos de colin-maillard sur l'autoroute :-)
" Chloé Derasse likes this " ;)
Encore un très bon article... Et sache qu'il existe des crétins de ce genre qui joue à colin-maillard sur l'autoroute, preuve en est l'accident de ma soeur il y a peu...
Le pauvre type avait décidé que sa vie était moche et que le plus drôle serait de tuer quelqu'un d'autre en même temps... Enfin bref...
J'aime ta théorie freudienne...
(je mets beaucoup trop de "...", à analyser)
Par contre, existe-t-il réellement des mecs biens ici bas? lol
Et oui, j'ai encore pollué ton blog, mais c'est de ta faute, tu as demandé que quand je passe, je le fasse savoir, c'est chose faite!
Mais tu ne pollues pas, espèce de malade mentale :-)
Mais ça va, ta sœur ???
Pour la théorie, je ne suis pas complètement certaine que Freud serait d'accord à 100%, mais comme il est mort, il n'a pas voix au chapitre.
Je crois qu'il y a encore des mecs biens, même que j'en connais. Bon, ok, ils ne sont pas libres ou pas intéressés, mais au moins ils ne traînent pas en bagnole.
Oui, ma soeur ça va, elle a rien eu, a part super peur... et elle a bien abimé la voiture mais bon, ça c'est un détail, ce n'est que "matériel". Et comme tu dis, les mecs biens, ils ont un gros défaut: ils sont déjà pris...
Ah et merci pour le compliment :p je suis une grosse malade mentale ;)
Je suis certaine que je ne t'apprends rien en te disant que t'es une malade et que tu es déjà arrivée à cette conclusion toute seule :-p
Navrée pour ta sœur,mais bon 'heureusement' le pire a été évité.
Il y a bien bien longtemps que je suis au courant de souffrir de quelques troubles du comportement, le problème étant que j'aime le changement et donc, je varie les troubles. Conclusion: je suis plus que malade :p
Mais bon, ne dit-on pas que les fous ne savent pas qu'ils le sont? Donc, malade, oui, mais pas folle mdr bon, je vais au dodo parce que la, je crois que j'en ai besoin, je suis au stade "délirium" :p Bonne nuit
Les larmes aux yeux?? Oups :s Oui...
[Sarah D. Beh j'suis pas encore membre, et j'vais pas mettre anonyme si, au final, je veux que tu saches qui j'suis! :D Oh ça va, il est tard... ^^]
Rolà! J'adore :D T'as tout dit je crois... Moui, c'est ça, t'as tout dit^^
C'est dingue quand t'y penses : un type pas mal, mais stupide et don le QI ne dépasse pas celui d'une moule (attends... ah si, même une moule serait plus intelligente)ne vaut absolument rien à côté d'un type pas trop mal qui sait ce que le mot cerveau veut dire et qui est charmant. Ralàlà, les mecs... Plus complqués que les filles, finalement!
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