dimanche 31 mai 2009

Live from the battlefront




Now, should you expect to see something that you hadn't seen
In somebody you've known since you were sixteen
If love is a bolt from the blue
Then what is a bolt but a glorified screw
That doesn't hold nothing together ?
[...]
/Augie March - One Crowded Hour (Moo, You Bloody Choir, 2006)/

Les aventures d'une apprentie traductrice en milieu urbain : première semaine d'examens et on survit. Il faut bien avouer que ça a commencé très, très fort. Mardi, 11h, nous attendons tous gentiment le fameux test sur le bouquin d'économie dont je vous ai déjà parlé. Hé ben devinez quoi... 11h23, nous attendons toujours et la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : le prof nous a oubliés. Si, si. Classe, hein ? Le test est donc reporté. L'après-midi, c'était l'écrit d'anglais, un essai en cinq paragraphes, sans surprise. Puis plus rien jusqu'à vendredi, les choses se sont méchamment corsées. En effet, si vous parvenez à traduire spontanément "three-dimensional single positron emission CT scan" après vous être farci une traduction d'une page en Times New Roman 11 sur les lésions pulmonaires radio-induites, ben vous êtes vachement plus forts que moi. L'après-midi c'était beaucoup moins pénible, d'ailleurs j'aime bien la profe, surtout parce qu'elle n'aime pas revenir pour la seconde session. Là-dessus, on en est à trois exams de faits sur treize, c'est toujours ça de pris.

Je vous ai dit que j'avais vu les films de Soderbergh sur le Che ? Je vous les conseille vivement. Ce sont de bons films, qui n'idéalisent ni ne diabolisent le personnage, et rien que pour ça, ça valait le coup de les faire. Certaines images sont très belles, la plupart des scènes bien tournées, et d'autres plutôt émouvantes. Bien entendu, il y a quelques longueurs, mais comment voulez-vous raconter la guerilla dans la jungle sans filmer les marches forcées entre les arbres ? Il faut que le spectateur sente la tension, la peur, l'exaltation politique, la transpiration, la fatigue, l'espoir, l'humidité. Petit bémol malgré tout, il n'était peut-être pas nécessaire d'illustrer les scènes à suspense par une musique qui ressemble autant à celle des Dents de la Mer. Mais bon, allez, on leur pardonne. Et puis, quatre heures de Benicio del Toro, ça ne se refuse pas. Comment ça "il est pas beau" ? Mais je vous emmerde, moi !

"Seamos realistas y hagamos lo imposible"
(Ernesto Guevara)

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