Halala... chers lecteurs, comme je vous ai délaissés, toute occupée que j'étais à vivre ma vie là-bas, dehors ! J'en suis navrée (mais pas tant que ça, la vraie vie, sans clavier, c'est pas mal non plus). Mais vous m'avez manqué. Je ne sais pas si je vous ai manqué aussi, mais j'ai cru apercevoir dans mes statistiques de visites que certains d'entre vous continuaient régulièrement à passer par ici et à relire les anciens articles.
Comme j'ai pris l'habitude de vous raconter les hauts et moyens faits de ma petite existence, une petite mise à jour s'impose ; elle permettra, en outre, de vous expliquer où j'étais pendant tout ce temps.
Tout d'abord, j'en ai fini avec l'EII. J'ai terminé mon mémoire en temps et en heure, grâce à la magie des nuits blanches, seule face à mon écran plasma, à justifier de l'usage du passé simple et autres turpitudes de la langue française. Je l'ai ensuite mollement défendu devant un jury pas vraiment agressif et plutôt bienveillant, et il m'a valu un quinze, aussi surprenant soit-il. Il traîne maintenant sur les obscurs rayonnages de la bibliothèque du Pentagone de l'UMONS (mon mémoire, pas le jury), où personne n'ira jamais le consulter, et c'est presque tant mieux. Il y a ensuite eu la fameuse proclamation, dont je n'ai malheureusement pas eu le loisir de profiter comme je l'aurais voulu, car elle a surtout fait office d'acte décimatoire, comme une pantomime de corrida dans laquelle les taureaux n'avaient aucune chance de survie face à une armée de féroces matadores aux banderilles tranchantes. Seuls rescapés, Nacho, Julia et moi. Le reste de la bande reste à l'EII. Beaucoup de colère et de tristesse pour eux, avec qui nous avons tout vécu, du meilleur au pire en passant par tout le reste. Vous vaincrez les gars, j'ai foi en vous !
Ce chapitre terminé, il me fallait me mettre en quête de mon but suivant. Peut-être était-ce une forme de pédanterie de ma part, mais je me voyais bien avec un diplôme de plus. La coopération au développement et les ONG en tous genres m'intéressaient, le choix s'est donc imposé de lui-même : ce serait un master en sciences politiques. Après de très brèves démarches administratives, je me suis donc retrouvée aux Fucam en sciences-po' (comme disent les bobos), option relations internationales. Inutile de vous dire que c'est surtout ce dernier aspect qui m'a séduite. Quoiqu'il en soit, s'il est encore un peu tôt pour vous faire part de mon avis sur la chose, je suis malgré tout d'ores et déjà parvenue à certaines conclusions :
Il y a autre chose de nouveau dans ma vie, et ce n'est pas des Spécial K (vous vous souvenez de la pub ?). Je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à critiquer les hommes sans m'en procurer un spécimen d'études à examiner de plus près. C'est donc dans une démarche toute journalistique que je me suis engagée dans une relation avec un Homo sapiens XY (la bonne excuse, vous y croyez tous, je suis sûre). Hé bien j'ai appris plein de trucs surprenants. Par exemple, certains d'entre eux n'aiment pas le foot. Si, si. Certains lisent (des LIVRES ! Pas des magazines !), ne se plaignent pas continuellement quand on les emmène dans les magasins, écoutent quand on leur parle et font attention aux détails (souvent même plus que moi, je dois commencer à faire gaffe au vernis à ongles que je porte, parce que LUI il le voit). Par contre, vérité universelle s'il en est, l'Homme a la flemme dans la cuisine et est persuadé qu'une mitraillette constitue effectivement un vrai repas. Je vous livrerai une étude plus approfondie plus tard (sauf si l'Homme tombe là-dessus et me menace de manger mon stock de chocolat à la figue en représailles).
Sinon, j'ai pensé à changer le titre de mon blog, me disant que "Lost in Traducción", c'était bien joli, mais que comme on m'avait filé mon diplôme, c'en était terminé. Et puis, si quelqu'un a jugé que je le méritais, c'était que je ne devais pas être si "Lost" que ça. Mais au final, comme je fais encore des traductions et que sur une échelle de définition de ma personne, "l'art" de la traduc' est tout de même en bonne place (échelle de définition de bibi : Être humain > Jeune > Femme > Européenne > Traductrice > Dilettante > Blonde > Étudiante), j'ai décidé de le garder.
Et vous les gens ? Comment va la vie ?
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Top 5 des trucs à manger un lendemain de veille quand on se lève à midi moins-le-quart :
Comme j'ai pris l'habitude de vous raconter les hauts et moyens faits de ma petite existence, une petite mise à jour s'impose ; elle permettra, en outre, de vous expliquer où j'étais pendant tout ce temps.
Tout d'abord, j'en ai fini avec l'EII. J'ai terminé mon mémoire en temps et en heure, grâce à la magie des nuits blanches, seule face à mon écran plasma, à justifier de l'usage du passé simple et autres turpitudes de la langue française. Je l'ai ensuite mollement défendu devant un jury pas vraiment agressif et plutôt bienveillant, et il m'a valu un quinze, aussi surprenant soit-il. Il traîne maintenant sur les obscurs rayonnages de la bibliothèque du Pentagone de l'UMONS (mon mémoire, pas le jury), où personne n'ira jamais le consulter, et c'est presque tant mieux. Il y a ensuite eu la fameuse proclamation, dont je n'ai malheureusement pas eu le loisir de profiter comme je l'aurais voulu, car elle a surtout fait office d'acte décimatoire, comme une pantomime de corrida dans laquelle les taureaux n'avaient aucune chance de survie face à une armée de féroces matadores aux banderilles tranchantes. Seuls rescapés, Nacho, Julia et moi. Le reste de la bande reste à l'EII. Beaucoup de colère et de tristesse pour eux, avec qui nous avons tout vécu, du meilleur au pire en passant par tout le reste. Vous vaincrez les gars, j'ai foi en vous !
Ce chapitre terminé, il me fallait me mettre en quête de mon but suivant. Peut-être était-ce une forme de pédanterie de ma part, mais je me voyais bien avec un diplôme de plus. La coopération au développement et les ONG en tous genres m'intéressaient, le choix s'est donc imposé de lui-même : ce serait un master en sciences politiques. Après de très brèves démarches administratives, je me suis donc retrouvée aux Fucam en sciences-po' (comme disent les bobos), option relations internationales. Inutile de vous dire que c'est surtout ce dernier aspect qui m'a séduite. Quoiqu'il en soit, s'il est encore un peu tôt pour vous faire part de mon avis sur la chose, je suis malgré tout d'ores et déjà parvenue à certaines conclusions :
- Les Fucam, c'est très différent de l'EII. Par exemple, les valves électroniques fonctionnent. On y trouve son horaire, les notes de certains cours, mais aussi des messages concernant l'absence du professeur du lendemain... ça fait toujours plaisir. Du coup, impossible d'arriver à 8h15 pour apprendre qu'on s'est levé pour rien.
- Là, il y a des baptisés. Oui, oui. Vous savez, ces guignols un peu crados avec un chapeau ridicule qui sentent la mauvaise bière à trois kilomètres, qui évacuent la frustration de la médiocrité de leur vie en humiliant les étudiants de première année et qui vous regardent de haut ? Hé bien c'est ça. Et il y en a plein. Mais dans l'ensemble, outre l'aspect ridicule, ils ne sont pas vraiment dérangeants.
- Je ne me souvenais pas à quel point c'était difficile de débarquer dans un groupe déjà formé. Ha oui ! Je ne vous ai pas tout expliqué. Grâce à Bologne ou à je-ne-sais quelle intervention divine, le master en traduction donne droit à un accès direct et inconditionnel au master en sciences politiques. Je me retrouve donc dans une classe qui a déjà passé trois ans ensemble et ne paraît pas particulièrement intéressée par le fait d'intégrer les pièces rapportées, à quelques exceptions près. Les autochtones, en somme, ne fraient pas avec les étrangers. Curieuse attitude pour des gens qui s'apprêtent à travailler dans la diplomatie.
Imaginez donc le choc pour moi, au terme de cinq ans dans une faculté où je connaissais tout le monde, où rester seule plus de dix minutes relevait de la mauvaise volonté et où il y avait toujours bien un sourire à faire à quelqu'un ou un ragot à ramasser. Mais on s'y fera... Comme Loïc le disait au début de la première année : "je ne suis pas ici pour me faire des amis, des connaissances ce sera bien suffisant" (ou pas).
Il y a autre chose de nouveau dans ma vie, et ce n'est pas des Spécial K (vous vous souvenez de la pub ?). Je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à critiquer les hommes sans m'en procurer un spécimen d'études à examiner de plus près. C'est donc dans une démarche toute journalistique que je me suis engagée dans une relation avec un Homo sapiens XY (la bonne excuse, vous y croyez tous, je suis sûre). Hé bien j'ai appris plein de trucs surprenants. Par exemple, certains d'entre eux n'aiment pas le foot. Si, si. Certains lisent (des LIVRES ! Pas des magazines !), ne se plaignent pas continuellement quand on les emmène dans les magasins, écoutent quand on leur parle et font attention aux détails (souvent même plus que moi, je dois commencer à faire gaffe au vernis à ongles que je porte, parce que LUI il le voit). Par contre, vérité universelle s'il en est, l'Homme a la flemme dans la cuisine et est persuadé qu'une mitraillette constitue effectivement un vrai repas. Je vous livrerai une étude plus approfondie plus tard (sauf si l'Homme tombe là-dessus et me menace de manger mon stock de chocolat à la figue en représailles).
Sinon, j'ai pensé à changer le titre de mon blog, me disant que "Lost in Traducción", c'était bien joli, mais que comme on m'avait filé mon diplôme, c'en était terminé. Et puis, si quelqu'un a jugé que je le méritais, c'était que je ne devais pas être si "Lost" que ça. Mais au final, comme je fais encore des traductions et que sur une échelle de définition de ma personne, "l'art" de la traduc' est tout de même en bonne place (échelle de définition de bibi : Être humain > Jeune > Femme > Européenne > Traductrice > Dilettante > Blonde > Étudiante), j'ai décidé de le garder.
Et vous les gens ? Comment va la vie ?
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Top 5 des trucs à manger un lendemain de veille quand on se lève à midi moins-le-quart :
- Un bon gros menu BigMac. Oui, je sais, soutenir une multinationale américaine en mangeant des OGM, c'est très mal. Oui, c'est cher pour ce que c'est. Oui, c'est que du gras et ça te tombe direct sur les hanches et tu vas souffrir toute ta vie pour perdre ces graisses-là. D'accord. Mais laisse-moi dire brol ! C'est bon et puis c'est tout (sans lien avec ma réflexion sur les hommes et les mitraillettes, ok ?).
- Un couscous. Parce qu'il n'y a pas d'heure ni de jour pour manger un couscous. C'est plein de légumes, en plus, et ça cale vachement bien. Après, une bonne sieste, et on est tout de suite plus en paix avec le monde. Si vous n'avez pas le temps de vous taper Charleroi pour aller manger l'excellent couscous du resto Le Maghreb, je vous recommande La Petite Couscoussière à Mons. L'équipe est sympa, et l'agneau à se damner.
- Un monstrueux sandwich au filet américain. Avec des petits oignons et de la mayo. Laura est capable, en temps normal, d'avaler une baguette entière avec une barquette de filet américain, et pourtant, c'est pas qu'elle ait faim. Donc, ma conclusion est : ça se mange sans faim. Na.
- Une pizza. Quatre saisons de préférence. Avec de l'huile piquante c'est mieux. Chez Pizarella, pas chez Domino's. Une pizza, j'ai dit.
- Un camembert au four. Bon, forcément, il faut aimer le camembert. Et avoir un four. Une fois ces deux étapes passées, on ouvre la boîte de camembert (en bois, pas en carton hein!), on incise le fromage avec un couteau, on poivre, on verse une petite lampée du vin blanc qui traîne au frigo et on laisse cuire jusqu'à ce que l'intérieur soit bien liquide. Puis on ouvre les fenêtres quand on a fini de manger, et on se lave les cheveux.


1 commentaire:
Comme d'hab, je suis encore là, je pense être une inconditionnelle de ton blog, ou bien, j'ai rien de mieux à faire, bien que en fait, ça se lit sans faim ou fin, donc pas d'effort...
Et donc, je te souhaite bonne chance dans tes nouvelles études et dans ta nouvelle relation...
Sinon, le lendemain de la veille, la paella... aaaaah, bon faut voir ce que l'on s'est pris la veille, mais si elle passe, tout passe...
Soit, à bientôt ;) Et félicitation pour le diplôme aussi
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