mercredi 20 janvier 2010

Life is short


Vous vous souvenez de cette scène dans l'Auberge espagnole où le héros, fortuitement joué par Romain Duris (je ne suis pas obsédée par Romain Duris contrairement à ce qu'on pourrait penser, mais le fait est que c'est lui le personnage principal) visite le bureau où il est censé travailler, et s'enfuit en courant dans la rue ? Il m'est arrivé la même chose. Enfin, pas littéralement, bien sûr, mais l'idée y est.

Je vous contais il n'y a pas si longtemps que j'avais entamé un master en sciences politiques. Mon enthousiasme est vite retombé. Je me suis beaucoup ennuyée. Je conçois que certaines personnes puissent y trouver leur compte, mais pas moi. L'idée murissait depuis quelques temps. J'en avais parlé avec Nacho, parce que je savais pas que son obsession pour la traduction était du même acabit que la mienne, et c'est ainsi que j'ai pu constater que lui aussi cherchait à toutes forces à réintégrer le monde merveilleux des langues. Je me sentais donc moins seule. Décidant de faire contre mauvaise fortune bon cœur, je continuai malgré tout à braver les frimas pour me rendre aux FUCaM, mais rien n'y fit, la traduction était mon destin. C'est ainsi qu'un matin j'eus l'impression d'être ce bon vieux Romain dans le film de Klapisch. Je n'avais qu'une envie, faire demi tour et aller serrer mes dictionnaires dans mes bras. C'est le lendemain que mon papa, alors qu'on en discutait, me dit une chose que j'estime être la plus sensée du monde, et cependant pas assez évidente pour que j'y pense seule : "la vie est trop courte et tu es trop jeune pour faire un truc qui t'emmerde". Il fallait y penser, me direz-vous.

Me voici donc dans le monde sans pitié de la recherche active d'emploi, à tous le moins jusqu'en juin, après on verra bien si je suis motivée à reprendre des études (pourquoi pas en sous-titrage ou en traduction spécialisée). Je ne regrette pas mon choix. Je ne considère pas cette situation comme un échec, car elle m'a permis d'évaluer où se trouvaient mes priorités. En attendant, faute de boulot suffisant, je viens de recevoir un mail d'Handicap International qui répondait par l'affirmative à ma proposition d'être traductrice bénévole à leur disposition. Bien sûr, c'est du volontariat, mais c'est toujours ça. Et il n'est peut-être pas systématiquement nécessaire d'aller bien loin pour aider son prochain.

Allez, je vous laisse : je retourne à ma rédaction intensive de lettres de motivation, mais pas avant de vous avoir fait part de mon top 5 des chansons "avec de vrais morceaux dedans", je ne sais pas comment les définir autrement, sinon qu'elles ont une ambiance intrinsèque vraiment particulière et que je les aime beaucoup pour ça :


- Porcelain / Moby
- He Got Game / Public Enemy
- Right Here, Right Now / Fatboy Slim
- Drinking in L.A. / Bran Van 3000
- Walk Like a Warrior / Dead Prez avec une nana qui semble être Erykah Badu, mais difficile de trouver une confirmation à ça. Whatever.

2 commentaires:

Sarah a dit…

Je me languissais de ne plus voir de nouveaux articles sur ton blog! Enfin, il est arrivé! (imagine-toi que je viens de crier ça à travers la baraque, comme si je venais de recevoir un chèque de 100.000€...). J'aime bien =). Et, sans vouloir m'essayer à l'exercice du "tu vois, on te l'avait dit", on savait que tu reviendrais aux sources... niark niark. Re-bienvenue dans ton monde ;)

Anonyme a dit…

Inutile de dire que si j'avais un blog, j'aurais pu écrire le même article! Exit l'agrégation...l'enseignement,c'est pas pour moi! Est-ce vraiment si étonnant que ça finalement? Et concernant le bénévolat, Haitï a besoin de traducteurs (parmi tant d'autres choses). Avec notre combinaison, je pense qu'on est les candidats parfaits! Je me suis renseignée chez Traducteurs Sans Frontières. Si ça t'intéresse, je te tiendrai au courant de ce qu'il m'ont dit. Bon, et sinon, à part ça, t'as intérêt à ramener tes jolies petites fesses un de ces jours! Je veux te vooaaar!

Besos wapa!

Nad

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