Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais les Beatles. Je chantais les refrains à tue-tête en sirotant du Coca-Cola à la paille. Je gribouillais des papillons sur les coins de mon cours de math. Je trouvais que les garçons, c'était bête.
Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais Joan Osborne. J'avais brodé des dessins sur un de mes jeans. Je voulais visiter l'Inde. J'étais végétarienne. J'avais quinze ans. J'étais amoureuse d'un guitariste qui avait une tête en moins que moi. J'avais les cheveux longs.
Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais Slipknot. J'avais un bracelet avec des piques et des t-shirts noirs. Je n'aimais plus que Londres et je me moquais de The Cure. Je traînais à la Route 66 où j'écoutais des groupes pourris en buvant une mauvaise bière. J'avais toujours un chagrin d'amour.
Je me souviens d'une époque à laquelle je dansais sur du Fool's Garden dans une cave de cercle surpeuplée à Louvain. Mes baskets usées collaient au sol à cause d'une couche de crasse non-identifiée. De nouveau, je trouvais que les garçons, c'était bête.
Je me souviens d'une époque à laquelle je dansais sur du David Guetta en découvrant mes premières soirées Wauxhall. Je n'aimais pas cette musique, je me sentais trop grosse, trop empotée, trop à côté de la plaque. Je portais des ballerines. Je me disais que j'allais quitter l'EII parce que je ne survivrais pas.
Je me souviens d'une époque à laquelle je me trémoussais sur du Reggaeton à trois milles kilomètres d'ici. Je portais des robes bariolées et des tongs. Je marchais sur la sable et j'étais certaine de vivre les plus beaux moments de ma vie. Je tombais amoureuse tous les quarts d'heure.
Et maintenant ? Là tout de suite, j'écoute Purple Rain, parce que c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes et que ça correspond bien à mon état d'esprit. Je pense toujours que les garçons sont bêtes, mais ils sont infiniment touchants. J'ai quitté Louvain, mais je n'ai pas quitté l'EII. J'ai réussi les examens, ce qui me fait penser que j'ai bien fait de m'accrocher. Il me reste à passer le mémoire et je serai diplômée. Le Reggaeton me fait encore danser, mais Bob Dylan me fait pleurer. Je n'aime plus les ballerines. Je dessine toujours sur les coins de mes cours. Je ne suis plus végétarienne. Je suis accro au Big Mac et au rôti de bœuf. J'ai les cheveux courts et les guitaristes m'ennuient. David Guetta et Slipknot m'exaspèrent. La Route 66 a fermé ses portes il y a quelques années. Je tombe amoureuse tous les quatre ans. Et puis, The Cure, c'est sympa. Et rien ne me fera changer d'avis sur les tongs.
L'enfance passe
Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais Joan Osborne. J'avais brodé des dessins sur un de mes jeans. Je voulais visiter l'Inde. J'étais végétarienne. J'avais quinze ans. J'étais amoureuse d'un guitariste qui avait une tête en moins que moi. J'avais les cheveux longs.
Je me souviens d'une époque à laquelle j'écoutais Slipknot. J'avais un bracelet avec des piques et des t-shirts noirs. Je n'aimais plus que Londres et je me moquais de The Cure. Je traînais à la Route 66 où j'écoutais des groupes pourris en buvant une mauvaise bière. J'avais toujours un chagrin d'amour.
L'adolescence passe
Je me souviens d'une époque à laquelle je dansais sur du Fool's Garden dans une cave de cercle surpeuplée à Louvain. Mes baskets usées collaient au sol à cause d'une couche de crasse non-identifiée. De nouveau, je trouvais que les garçons, c'était bête.
Je me souviens d'une époque à laquelle je dansais sur du David Guetta en découvrant mes premières soirées Wauxhall. Je n'aimais pas cette musique, je me sentais trop grosse, trop empotée, trop à côté de la plaque. Je portais des ballerines. Je me disais que j'allais quitter l'EII parce que je ne survivrais pas.
Je me souviens d'une époque à laquelle je me trémoussais sur du Reggaeton à trois milles kilomètres d'ici. Je portais des robes bariolées et des tongs. Je marchais sur la sable et j'étais certaine de vivre les plus beaux moments de ma vie. Je tombais amoureuse tous les quarts d'heure.
Et même ça, ça passe
Et maintenant ? Là tout de suite, j'écoute Purple Rain, parce que c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes et que ça correspond bien à mon état d'esprit. Je pense toujours que les garçons sont bêtes, mais ils sont infiniment touchants. J'ai quitté Louvain, mais je n'ai pas quitté l'EII. J'ai réussi les examens, ce qui me fait penser que j'ai bien fait de m'accrocher. Il me reste à passer le mémoire et je serai diplômée. Le Reggaeton me fait encore danser, mais Bob Dylan me fait pleurer. Je n'aime plus les ballerines. Je dessine toujours sur les coins de mes cours. Je ne suis plus végétarienne. Je suis accro au Big Mac et au rôti de bœuf. J'ai les cheveux courts et les guitaristes m'ennuient. David Guetta et Slipknot m'exaspèrent. La Route 66 a fermé ses portes il y a quelques années. Je tombe amoureuse tous les quatre ans. Et puis, The Cure, c'est sympa. Et rien ne me fera changer d'avis sur les tongs.
Le temps passe.


6 commentaires:
Ju est bizarre en effet! Mais bon, moi je vais continuer à lire ses articles parce que j'aime bien quand ils sont nostalgico-musico-versatiles!
Toi quitter l'EII, dans la classe, j'étais sur et certaine que tu réussirais... Ainsi que Nacho, le reste j'avais de gros doutes. Et Don Diego? celui-la m'a appris qu'il ne faut absolument pas se fier aux apparences, lol.
Et euh, toi, tu danses du reggaeton? mdr
Bon, ben, bonne chance pour la suite ;)
c'est sympa pour les guitaristes ;°p ta race j'aime toujours autant des posts!
@Cath > Merci de me lire :-)
@Cint > Alors... Nacho a deux petits examens de rien du tout et il a réussi brillamment son mémoire, donc "laisse-le aller", comme on dit chez moi. Don Diego...Il est fou lui, tu sais ça ? Si je devais te raconter tout ce qu'on a vécu avec lui ça prendrait au moins autant de temps qu'il a mis à faire le dingue. Pour lui ça va bien aussi, il lui reste le mémoire et un ou deux exams. De notre classe de première, il reste aussi Loïc, qui a tenté l'interp et c'est pas évident. Les autres se sont réorientés assez rapidement. Et oui, je danse sur du reggaeton (bon, ok, je fais n'importe quoi, j'ai pas les pas). J'ai beau savoir la connotation que ça a en Espagne, y'a rien à faire - Ne me juge pas ! :-D
@Whisperz > Faut me comprendre aussi...Un mec qui trimballe un symbole phallique de cette taille a forcément un truc qui cloche. Puis bon, c'est les bons guitaristes qui m'ennuient, toi ça va (j'en pense pas un mot, mais c'était beaucoup trop tentant).
J'suis contente, vous êtes trois à avoir pigé l'idée de mettre les commentaires sur le blog et pas sur Facebook, ça fait plaiz'
:-*
ah? alors une guitare ne vaut guère mieux qu'un fusil ou un flingue? moi qui me moquais de 50Cent et de ses références constantes aux bam-bam...
Heu...tu parles de la référence phallique là ?
En même temps, vu le nombre de gens dont tu te moques, je crois que 50Cent ne le prendrait pas personnellement.
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